Raconter une souffrance
Le Deuil
Accompagner nos morts est un rituel anthropologique. Veiller nos disparu.e.s, dire adieu au visage, se retrouver et faire famille, communauté autour d’un enterrement ou d’une crémation. L’être humain a besoin de ces rites pour accompagner le défunt et inscrire en conscience l’absent.e.
En réalité, trop souvent, nous ne vivons pas le départ d’un proche tel que nous l’avions imaginé. En présence, une fin de vie pressentie, organisée. Bien souvent, des paramètres extérieurs interfèrent. La pandémie de Covid en est l’un des exemples criants ces dernières années. Nombre de femmes, d’hommes et d’enfants ont été – et sont – privés du rituel de l’adieu. L’écriture, la narration par la voix, se placent alors comme des outils d’accompagnement pour penser cette douloureuse épreuve.
La perte d'un enfant
Il y a des anges qui partent trop tôt.
Une toute petite vie n’a pas moins de valeur et de sens qu’un long chemin.
Le deuil périnatal, la perte d’un enfant, représente l’une des épreuves certainement les plus douloureuses. Difficile de poser des mots. Et pourtant…
Écrire ce temps partagé, raconter au micro, face caméra, valoriser ses archives – aussi infimes soient-elles – permet d’inscrire la douleur en acte de penser. Pour déposer, pleurer, témoigner, continuer à faire exister. Tant de raisons intimes qui vous sont propres.
Vous avez commencé à écrire mais n’arrivez plus à avancer, vous ne pouvez pas visionner les images. En parallèle d’un accompagnement thérapeutique auprès d’un.e professionnel.le qualifié.e, à votre rythme, en douceur, je peux vous accompagner.
La maladie
La maladie peut frapper à tout âge de la vie. Vous, en propre, ou un être qui vous est cher. Se raconter pendant la traversée peut permettre de créer un rendez-vous avec soi, d’avancer par paliers, de déposer ses douleurs, ses souffrances, ses peurs, ses incompréhensions. L’outil biographique peut être un allié précieux à mobiliser en parallèle d’un accompagnement thérapeutique.
Victime d'attentat
Les victimes du terrorisme témoignent avoir vécu un événement extraordinaire qui les éloigne un temps des vivants. L’accompagnement thérapeutique permet de mobiliser la parole, la mise en mots, pour poser les faits et les pensées. La parole permet de prendre soin de soi. L’écriture, la narration de soi au micro ou à la caméra – d’une toute autre manière – également. En faisant un pas de côté, le terrain biographique ouvre un espace de parole, d’écoute active et permet de créer du lien, de témoigner.
Violences sexuelles et sexistes, violences intra-familiales
Les violences sexuelles, sexistes, les faits d’inceste, de violences conjugales, de violences intrafamiliales, créent des traumatismes à vie. Le corps a été abîmé, souillé, anesthésié. Le mental a quant à lui bien souvent disjoncté pour permettre à la victime de survivre. Le silence, l’absence de considération, le déni, l’attitude collective, font bien souvent tout autant de ravages que les actes en eux-mêmes. Les études en la matière le démontrent sans fard. Une parole entendue, un enfant que l’on croit, que l’on protège, une femme que l’on met en sécurité, que l’on considère dans sa position de victime sans aucun détour, participent activement au prendre soin. Bien souvent la réalité est tout autre. La victime passera toute ou partie de sa vie à se construire sur des bases sauvagement endommagées. Se raconter, narrer cette souffrance dans une démarche biographique peut avoir une visée thérapeutique certaine. Déposer pour témoigner, déposer pour rétablir sa vérité, pour se réapproprier son identité.
Les souffrances au travail
La vie que l’on nous propose va trop vite. Les injonctions contradictoires à la productivité, à l’épanouissement professionnel et personnel nous déroutent. La surcharge de travail crée l’épuisement et conduit à l’effondrement de la personne tant sur le plan physique que psychique. La perte de sens au travail, la perte d’intérêts, la déconnexion de nos valeurs fondamentales, sont tout autant dévastateurs. Raconter permet de mettre à distance et de repositionner à sa juste place les causes et les responsabilités. Sortir de la culpabilité et prendre soin de son estime de soi. Se mettre en acte de raconter permet de se réapproprier son histoire. Et d’entrevoir la suite du chemin.
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